REX SNCF : Industrialiser le chiffrage des projets logiciels sous-traités


Depuis plus d’une décennie, la SNCF s’appuie sur de nombreux prestataires pour développer et maintenir son patrimoine applicatif. L’ampleur de cet environnement est considérable : plus de 950 applications, 11 centres de services, environ 1 500 ETP par an, et 10 000 à 15 000 devis logiciels analysés chaque année. Cette complexité organisationnelle rend la maîtrise des coûts et la comparaison des prestataires particulièrement difficiles.


Afin de structurer cette relation industrielle avec ses fournisseurs, la SNCF a lancé en 2016 un programme de référencement des prestataires destiné à renouveler ses contrats de sous-traitance applicative. L’objectif était d’établir un cadre commun permettant de comparer les offres et de sécuriser la gestion financière des projets.


Le principe retenu repose sur plusieurs éléments structurants : un référentiel commun de services, un catalogue de prestations standardisées, des engagements contractuels sur la qualité et les délais, ainsi qu’un modèle de tarification homogène pour l’ensemble des prestataires.


Lors des consultations, chaque fournisseur propose des prix annuels en fonction de plusieurs paramètres : le lieu de réalisation des services, les caractéristiques du parc applicatif (technologies, criticité, maturité), ainsi que les niveaux de productivité attendus. Ces paramètres permettent d’adapter les prix au contexte spécifique des applications concernées.


Cependant, face aux volumes financiers engagés, les équipes de pilotage ont rapidement identifié un enjeu majeur : industrialiser le processus d’estimation afin de fiabiliser l’analyse des devis et d’améliorer la gouvernance des centres de services.


L’objectif est double : d’une part permettre aux équipes de contrôle de suivre et analyser efficacement les devis, et d’autre part donner aux équipes opérationnelles la capacité de se concentrer sur la compréhension du travail à réaliser plutôt que sur l’interprétation des mécanismes contractuels.


Cette démarche vise ainsi à renforcer la transparence des coûts, à faciliter la comparaison des fournisseurs et à sécuriser la gestion budgétaire des projets logiciels. Dans un environnement où les volumes financiers sont importants et les portefeuilles applicatifs étendus, la standardisation et l’industrialisation de l’estimation deviennent des leviers essentiels pour piloter efficacement la sous-traitance informatique.


La SNCF a renouvelé cette approche en 2023 pour 7 nouvelles années.

 

 

 

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